L’entraide, le modèle économique de l'industrie à l’époque du coronavirus

Le coronavirus a donné un coup d'arrêt à l’activité économique. Et pourtant, nous sommes plus actifs que jamais. Tout le monde cherche d’arrache-pied la meilleure façon de travailler dans ces circonstances inédites. Les entreprises réorganisent, repensent leurs processus et font tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter les licenciements. En même temps, de nouvelles perspectives et idées apparaissent afin de faire avancer les choses. « L'Union fait la force », car plus que jamais, les entreprises font preuve d'une bonne volonté et d’une solidarité tout simplement énormes. Par exemple en partageant des expériences et des connaissances technologiques. Et maintenant que nous devons tous trouver les outils technologiques pour nos organisations spécifiques, l'ouverture d’esprit est plus que bienvenue.

Une autre tendance notable est que nombre d’entreprises s’adaptent à une vitesse étonnante. Mieux encore, elles sont nombreuses à s'engager en faveur du secteur de la santé. Pour aider, et qui sait, pour s’aider elles-mêmes.

Nous vivons une époque étrange et difficile, mais en même temps fascinante.

Mon entreprise est votre entreprise.

Dans des moments comme celui-ci, la notion de concurrence s'estompe. C’est ce qu'on observe à l'attitude de nombreuses entreprises désireuses de s'entraider.

Le développeur d'applications web Wieni le fait tout simplement en publiant sur son site web ses directives internes en matière de coronavirus. L'entreprise est déjà adepte du télétravail, mais ceci est encore bien différent. Elle improvise au fil des jours, si bien que ses directives changent constamment. Wieni partage publiquement ces directives internes, car elle est convaincue que nous pouvons apprendre beaucoup les uns des autres pendant cette période. Vous les trouverez ici.

Par ailleurs, les infrastructures inutilisées peuvent aider d'autres entreprises. C’est ainsi que Barco met ses salles de classe virtuelles à la disposition de tous ceux qui en ont besoin. Comme il est temporairement interdit de voyager en dehors de l'Europe, des cours ou des formations peuvent encore être dispensés à l'étranger de cette manière.

Le côté utile de n’avoir rien à faire.

De nombreuses personnes et entreprises s’engagent pour endiguer la grave pénurie de masques faciaux. D'autres entreprises et organismes publics contribuent à leur tour à leur distribution.

Et on voit ainsi apparaître chaque jour de nouvelles initiatives qui soutiennent intelligemment le secteur des soins de santé.

En raison du grand nombre de personnes malades, les hôpitaux et les pharmacies doivent faire face à de nombreuses pénuries, notamment d'alcool désinfectant. Mais il existe justement de nombreuses entreprises belges qui sont parfaitement capables d’en produire : nos distilleries et brasseries. Pour leur faciliter la tâche, l'Administration générale des douanes et accises a même assoupli ses règles d'autorisation.

La distillerie Rubbens produit désormais 10.000 litres d'alcool médical par jour au lieu de gin et de genièvre. Les distilleries Filliers et De Moor vendent leur alcool éthylique au secteur des soins.

Votre distillerie veut apporter sa pierre à l’édifice ?
Introduisez alors une demande auprès de l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé.

L'entraide peut donc se faire de manières très différentes. Avez-vous des conseils ou des services à proposer à d'autres entreprises ? Vous trouverez sur Facebook de nombreux groupes comme celui-ci qui les rassemble par secteur.

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